Maison adaptée au handicap et personnes à mobilité réduite : quelles règles?

Construire une maison adaptée au handicap

Projetez-vous de faire construire votre future maison ? Bien que vous bénéficiez actuellement d’une excellente condition physique et d’une parfaite autonomie, bâtir une maison familiale nécessite de penser à l’avenir. En effet, avec l’âge, tout le monde perd une partie de sa mobilité. Cependant, pour pouvoir profiter d’un maintien à domicile, les séniors ont besoin d’une habitation adaptée à leurs handicaps. Cela impose d’aménager une maison à étage ou plain pied selon les normes particulières des projets de construction PMR.

Les règlementations PMR sont obligatoires pour ceux qui veulent devenir propriétaires d’une maison neuve destinée à la location ou à la revente. Elles ont été mises en vigueur depuis la Loi Hnadicap 2005. Toutefois, même si elles ne sont pas imposées pour les logements dédiés à l’usage de leurs propriétaires, elles promettent de nombreux avantages. En particulier, elles garantissent de préserver le confort de vie tout au long des années qui passent. De plus, elles permettent aussi de se préparer aux cas de baisse de mobilité momentanée, qui peuvent être dus à d’éventuels accidents. D’ailleurs, les aménagements préconisés par les normes PMR sont également recommandés pour faciliter la vie des femmes enceintes. Et si un jour vous décidez de revendre, tenez compte du fait que les maisons adaptées au handicap sont très plébiscitées.

Toutefois, pour obtenir une attestation de conformité PMR pour votre jolie maison, sachez que les aménagements font l’objet d’un contrôle strict. Il est notamment nécessaire d’y penser dès la réalisation de votre plan maison individuelle. En effet, une fois les travaux achevés, il est difficile et onéreux de faire des corrections. Toutefois, de nombreuses aides financières sont prévues pour ceux qui veulent construire une maison ou la rénover suivant les normes PMR.

Comment construire une maison individuelle conforme aux règlementations PMR ?

Une maison à étage ou plain pied est techniquement adaptée aux personnes à mobilité réduite et aux handicaps lorsqu’elle respecte les normes de construction PMR. Ces dernières sont établies pour faciliter le quotidien des individus qui vivent en permanence ou temporairement avec un handicap moteur, sensoriel ou intellectuel. Ainsi, elles privilégient particulièrement l’accessibilité et l’ergonomie des logements, sans faire de compromis au niveau du confort, de la sécurité et du respect de l’environnement. En effet, une maison neuve PMR doit également répondre à toutes les règles du code de la construction et de l’habitation, ainsi que des PLU.

Les règles d’aménagement extérieur d’une maison PMR

Pour construire une maison individuelle adaptée aux normes PMR, il est obligatoire de s’assurer que les personnes à mobilité réduite bénéficient d’un accès facile à l’habitation. Ainsi, soit le parking est implanté près du bâti, soit l’entrée du terrain doit être reliée à celle de la maison par un chemin ergonomique. Ce dernier doit cependant présenter un éclairage optimisé, une largeur d’au moins 1,20 m et un revêtement qui facilite le déplacement en fauteuil roulant, béquilles ou déambulateur. Des balises tactiles doivent également aider les personnes malvoyantes à suivre le parcours et des aires de repos doivent être prévues à intervalle régulier pour permettre des manœuvres de retour.

D’autre part, si le plan maison moderne comporte un portail, celui-ci doit être large d’au moins 90 cm pour être adapté aux handicaps. Cela concerne également la porte d’entrée du domicile dont la hauteur du seuil doit être inférieure à 2 cm. En effet, le chemin vers l’intérieur de la future maison doit être plat et exempt de tout dénivelé ou obstacle. Seules les pentes de moins de 5 ° sont tolérées par les règles PMR. Il faut également faire attention au type de revêtement utilisé pour le sentier qui doit être dur et antiglissant.

Les règles d’aménagement intérieur d’une maison individuelle à vendre ou à louer

La loi impose aux maisons neuves destinées à être louées ou vendues d’être construites suivant les normes PMR. Les propriétaires de logements dédiés à l’investissement locatif sont d’ailleurs tenus d’adapter leurs biens au handicap. Pour être conforme aux règlements PMR, l’espace de vie d’une maison individuelle doit notamment garantir l’accès facile des pièces en fauteuil roulant. En particulier, cela nécessite une largeur minimale de 77 cm pour les portes intérieures et d’au moins 90 cm pour les couloirs. L’aménagement intérieur doit aussi inclure des installations spécifiques quant aux biens d’équipement des pièces d’eau et des locaux de services.

Entre autres, le choix des types d’évier, de lavabo et de douche adaptée, ainsi que la mise en place de barres de maintien sont essentiels. Dans la cuisine, les boutons des appareils électroménagers devront être accessibles sur les façades, tandis que le plan de travail et les rangements devront être situés à un niveau plus bas. Par ailleurs, les interrupteurs et prises électriques, les commandes de volets roulants et tous les autres dispositifs doivent pouvoir être atteints dans une position assise, avec une hauteur maximale de 1,30 m, et faciles à actionner.

Dans une maison individuelle adaptée au handicap, les portes-fenêtres et baies vitrées qui donnent sur les balcons et terrasses doivent permettre une vue plongeante sur l’extérieur en position assise. Dans chaque pièce, les meubles doivent également laisser un passage d’au moins 1,5 m. Par contre, dans la chambre à coucher, des espaces minimaux de 1,20 m doivent être disponibles de chaque côté du lit.

Si les maisons plain pied sont les plus adaptées aux personnes à mobilité réduite, il est toutefois possible de transformer une maison à étages suivant les règles d’accessibilité PMR. En effet, l’installation des monte-charges et des monte-escaliers permet de relier les étages sans effort. Il est également nécessaire de mettre en place une main courante le long de la rampe d’escalier pour offrir un appui durant le déplacement.

Comment bien appliquer les règles PMR pour construire une maison individuelle ?

Vous pouvez facilement construire une maison moderne et confortable en respectant les normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Il est cependant essentiel d’y penser dès la réalisation du plan de votre future maison pour en optimiser la décoration intérieure, la qualité des prestations de confort et les types équipements à installer. Cela permettra surtout de compenser la baisse de mobilité des occupants dans une habitation durable.

Comment optimiser la circulation dans une maison individuelle conforme aux règles PMR ?

Pour débuter le dessin de votre future maison PMR avec ou sans architecte, il est nécessaire de penser aux aménagements extérieurs qui permettront aux occupants de circuler et de rentrer facilement chez eux. Le cheminement vers l’entrée de la villa doit notamment être bitumé, bien éclairé et équipé de balises tactiles. Par contre, ces dernières ne doivent pas risquer de faire trébucher le pied, le fauteuil roulant ou la canne. Pour ce faire, l’on peut mettre en place une plate-bande, une bordure ou un matériau spécial le long du chemin. Si celui-ci est difficile à construire à cause d’une forte pente du terrain, alors le stationnement du véhicule devra être implanté proche de la porte d’entrée et avoir une largeur minimale de 3,30 m.

En effet, l’allée doit plate et rectiligne de préférence. Elle doit également courir autour de la maison à étage ou plain pied et offrir un sol dur et antiglissant. Depuis l’entrée d’un éventuel portail jusqu’à la porte de la maison contemporaine, aucun obstacle ne doit gêner la circulation.

À l’intérieur de la maison traditionnelle construite aux normes PMR, la facilité de déplacement doit être garantie. Vous pouvez notamment faire un plan de maison avec des espaces décloisonnés, pour créer des pièces spacieuses et des ouvertures élargies. Ces dernières peuvent d’ailleurs offrir une plus grande sécurité d’utilisation avec des portes coulissantes qui permettent aussi d’éviter des pertes de surface et d’optimiser les espaces de vie. Par ailleurs, n’oubliez pas de privilégier les apports solaires, afin de bénéficier d’un éclairage naturel des pièces durant la journée. Pour ce faire, une étude de l’orientation de la maison et l’installation de grandes baies vitrées est nécessaire.

Les solutions de confort dans une maison neuve adaptée aux handicaps

En conjuguant les recommandations de la RT 2012 avec celles des règlementations d’accessibilité PMR, les constructeurs de maison proposent des maisons bioclimatiques durables et confortables. Pour faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite, de nombreuses solutions domotiques sont notamment disponibles. Ces dernières permettent d’ailleurs d’optimiser le confort et la sécurité, grâce à des télécommandes pour l’éclairage, le chauffage, le refroidissement, les volets roulants, le portail, l’alarme, la porte du garage…

Il est également nécessaire de bien choisir les matériaux et les équipements pour construire une maison individuelle dédiée à l’obtention de l’attestation PMR. En particulier, les menuiseries doivent fournir un niveau d’isolation élevé, tandis que les baies vitrées vont permettre de réchauffer le logement en hiver et de le rafraichir en été.

Maison neuve adaptée aux personnes malvoyantes

Pour les malvoyants, des repérages visuels à fort contraste sont à privilégier dans la maison à construire. Il faut aussi installer des marquages au sol, grâce à des changements de revêtement ou des rainurages par exemple. Dans tous les cas, les objets décoratifs devront éviter d’encombre la circulation. En dehors de la maison moderne PMR, les déplacements doivent être sécurisés par la suppression de tous les éventuels obstacles qui sont situés à mi-hauteur et qui ne peuvent pas être perçus avec une canne. Les boîtes aux lettres seront par exemple encastrées. L’on évitera aussi les fenêtres battantes au profit des menuiseries coulissantes. 

Les dispositifs de commande doivent être particulièrement soignés dans une maison individuelle adaptée aux malvoyants et non-voyants. Les équipements doivent ainsi proposer des boutons avec repères tactiles et des touches de grande taille dont les couleurs contrastent fortement avec leurs supports. Quant aux éclairages intérieurs et extérieurs, ces derniers doivent offrir une luminosité constante et sans zone d’ombre. Ils doivent aussi être disposés de façon à éviter d’éblouir. Dans le cas où l’illumination du stationnement est commandée par une minuterie, celle-ci doit être réglée sur la base d’un déplacement lent.

D’autre part, les escaliers requièrent des aménagements particuliers pour la circulation dans une maison à étages conforme aux normes PMR. Entre autres, la hauteur et la profondeur des marches doivent être parfaitement uniformes. De plus, le cheminement doit être identique pour tous les niveaux. De plus, à chaque palier, une différence de revêtement du sol signale l’arrivée. D’ailleurs, chaque côté de l’escalier doit être longé par une main courante.

Plan maison moderne adaptée aux personnes handicapées

Dans les pièces de la maison individuelle, il faut supprimer tous les risques de chute en débarrassant tout obstacle. Les sols doivent notamment avoir un niveau identique et permettront dans le même temps de faciliter l’entretien. Les éventuelles marches et pentes devront cependant bénéficier d’un marquage au sol tactile et fort en contraste. Le plan maison à étage ou plain pied doit éviter les fils électriques sur le sol, en multipliant les prises sur les murs.

Dans la cuisine, vous devez privilégier les plaques à induction qui offrent une meilleure sécurité pour les personnes à handicap. De plus, tous les appareils électroménagers doivent présenter une saillie tactile sur la commande de la puissance. Les rangements doivent être nombreux, tout en permettant une séparation méthodique des objets pour en faciliter le repérage. Dans la douche, le plan maison individuelle doit spécifier un revêtement antiglissant. En particulier, un carrelage de petite dimension propose une meilleure qualité antidérapante à cause de ses joints.