Quels matériaux pour créer les murs (extérieurs) d’une maison ?

Le choix des matériaux pour créer les murs d’une maison n’est pas anodin. En plus des critères tels que le prix ou le côté écologique, d’autres aspects doivent en effet être pris en compte.

Il s’agit notamment de la facilité d’approvisionnement dans ce matériau, mais également la pertinence de tel ou tel matériau pour les murs extérieurs selon le climat et la zone géographique de la maison.

Entre des matériaux plus traditionnels et très utilisés comme le béton, d’autres plus innovants comme l’acier et d’autres plus écologiques comme le bois, il n’est pas toujours facile de faire le bon choix.

Voici un guide complet destiné à vous aider dans votre choix, détaillant les avantages et les inconvénients de chaque type de matériaux pour créer les murs extérieurs d’une maison.

Les murs en bloc béton

Le bloc béton est certainement l’un des matériaux les plus utilisés dans la construction de murs extérieurs d’une maison. Opter pour ce choix garantit en effet un budget maîtrisé, ainsi qu’une bonne résistance.

Le bloc béton se compose d’un mélange de ciment, de granulats et d’eau, avec parfois du bitume. Également appelé agglo, parpaing ou encore moellon, c’est un incontournable de la construction.

Si leur taille standard est de 50 cm de longueur pour 20 cm de hauteur, les blocs bétons se présentent sous différentes tailles en ce qui concerne leur épaisseur,

Elle est en effet généralement de 20 cm pour les murs extérieurs porteurs, mais cette épaisseur peut descendre à 15 ou 5 cm selon l’utilisation. Voici en détail les avantages et les inconvénients du bloc béton.

Les avantages du bloc béton

Le principal avantage du bloc béton, comme choix de matériaux pour construire un mur extérieur, est son prix abordable. En effet, le parpaing est plébiscité depuis des décennies pour l’excellent rapport qualité prix qu’il offre.

De plus, de nombreuses entreprises fabriquent des blocs bétons en France, ce qui facilite son approvisionnement, quelle que soit la région ou la période de l’année.

Le deuxième point fort du bloc béton est sans aucun doute sa robustesse, ce qui en fait un allié incontournable des murs extérieurs. S’il dispose d’excellentes propriétés de résistance mécanique à la compression, c’est aussi un matériau très résistant face au feu ou au gel.

Un autre avantage de ce matériau de construction vient de sa conception, notamment en emboîtement, qui permet de faciliter la pose, et donc d’optimiser le temps de construction de murs. Cet emboîtement permet en outre une augmentation des performances thermiques.

Enfin, il faut noter que contrairement à une idée reçue, le bloc béton s’inscrit dans la démarche HQE, et qu’il est 100% recyclable, de par sa composition en eau, granulats et ciment. Son impact environnemental est donc satisfaisant.

Les inconvénients du bloc béton

Bien qu’il soit un matériau de construction largement utilisé, le bloc béton présente quelques faiblesses, et notamment en matière d’isolation.

En effet, le principal inconvénient du parpaing est qu’il présente des performances thermiques et acoustiques assez moyennes. Il est nécessaire (sauf s’il dispose d’un isolant) d’ajouter la pose d’un doublage intérieur au bloc béton constituant un mur. La pose d’un isolant extérieur peut aussi être nécessaire selon les caractéristiques des lieux.

Au niveau acoustique, ce matériau possède ainsi les mêmes limites qu’au niveau thermique, nécessitant la pose d’un isolant pour améliorer les performances phoniques des murs.

Enfin, en lien avec cette problématique, il faut savoir que le bloc béton est incapable d’amener une bonne régulation de l’hygrométrie : les murs ainsi constitués ont en effet tendance à attirer à la fois l’humidité et à mal « respirer ». L’installation d’un système de ventilation efficace est donc nécessaire.

Il faut par ailleurs noter que malgré un côté pratique dans l’emboitement des blocs, le parpaing peut être un choix de matériau assez fastidieux en matière de construction.

Outre le bruit que la pose va générer, avec une bétonnière, il faut s’attendre à de la poussière, de l’humidité et une mise en œuvre assez fatigante.

La mise en œuvre du bloc béton

Il faut savoir que selon la charge que le bloc béton aura à supporter, il pourra être plus ou moins plein.

Deux types de parpaings existent, l’un dit traditionnel et l’autre non. Le bloc béton traditionnel est marqué par les sigles CE et NF, ce qui garantit la conformité de caractéristiques telles que la durabilité et la résistance.

Les blocs non traditionnels ne répondent pas à ces références, et même s’ils peuvent être de qualité, n’entrent pas dans les normes CE et NF.

Une multitude de variantes de ces blocs bétons existent, selon l’utilisation souhaitée et le mur extérieur.

Ainsi, il sera possible de trouver des blocs pleins, alvéolés, creux, ou encore à isolation renforcée avec de l’argile expansée par exemple. La plupart du temps, les blocs béton sont à recouvrir d’un enduit, qui joue à la fois un rôle esthétique et d’isolation.

Le mode de pose d’un bloc béton va dépendre du type de matériau choisi. Ainsi, pour un bloc dit à coller, il faudra utiliser des joints minces et un mortier colle. Pour un bloc béton à emboîtement, ce sera également un mortier joint, mais sans joints verticaux.

Enfin, pour un type de parpaing à maçonner, il s’agira d’un mortier joint traditionnel, avec des joints horizontaux et verticaux.

Récapitulatif

AvantagesInconvénients
Bon rapport qualité prixIsolation moyenne (thermique et acoustique)
Robuste et résistant face au feuRespire mal, mauvaise régulation d’hygrométrie
Pose assez pratique (emboitement)Chantier avec contraintes (bruit, poussière..)
Bon impact environnemental

Le béton cellulaire

Le béton cellulaire est une amélioration du bloc béton traditionnel, qui se démarque par plusieurs caractéristiques, comme un poids plus léger et une isolation beaucoup plus performante.

S’il est utilisé depuis plus d’un siècle, ce type de matériau de construction jouit d’une image plutôt moderne, et assez appréciée.

Contrairement au bloc béton classique, le béton cellulaire est un mélange de chaux, de sable, de ciment, d’eau, et de poudre d’aluminium. Cette composition fait qu’il va comporter des milliers de petites bulles d’air, appelées cellules, qui favorisent la bonne isolation.

Présenté sous formes de gros blocs à installer, le béton cellulaire bénéficie du même type de pose que le bloc béton.

Avantages du béton cellulaire

Plusieurs avantages vont différencier le béton cellulaire du bloc béton, notamment en apportant des améliorations aux faiblesses dont souffre le parpaing.

En premier lieu, il faut noter la très bonne isolation que présente le béton cellulaire. En effet, la multitude petites bulles qui composent les blocs apportent de très belles performances, aussi bien en termes d’isolation acoustique que thermique, permettant la construction de murs extérieurs sains.

A la différence du bloc béton, il ne retient pas l’humidité à l’intérieur d’une maison, et il permet de se passer de la pose d’un isolant.

Ensuite, un autre avantage important de matériau est son poids limité. Faisant partie de la famille des bétons légers, le béton cellulaire permet d’alléger considérablement la structure des bâtiments, sans pour autant nuire à leur stabilisé, ou à leur robustesse.

Un dernier atout présenté par le béton cellulaire est son aspect environnemental. A l’instar du bloc béton, il respecte l’environnement en présentant une faible empreinte carbone, avec sa caractéristique 100% recyclable.

Inconvénients du béton cellulaire

Il faut dans un premier temps savoir qu’en raison de performances supérieures, le béton cellulaire présente un coût plus élevé que le bloc béton.

Il faudra en effet compter entre 70 et 120 euros le m² pour ce matériau, selon l’épaisseur des blocs. Toutefois, comme il ne nécessite pas d’isolation intérieure, le prix global peut être intéressant en comparaison au bloc béton.

Un autre inconvénient du béton cellulaire concerne sa mise en œuvre, qui peut se révéler assez complexe. Malgré une légèreté qui le rend facilement manipulable, un savoir-faire précis sera nécessaire pour la pose et la construction d’un mur extérieur.

Des outils spécifiques sont en effet utiles, comme une scie égoïne manuelle, ou un peigne à colle, tout comme des matériaux précis, tels que le mortier-colle.

Enfin, étant composé en partie de poudre d’aluminium, le béton cellulaire peut parfois freiner la portée de réseaux comme le Wi-Fi.

Mise en œuvre du béton cellulaire

De composition naturelle, le béton cellulaire offre une grande variété de tailles et de types de blocs, pour la construction de murs extérieurs d’une maison notamment. Il sera ainsi possible de trouver des blocs lisses, des blocs en U, à linteaux, des blocs d’angles et des blocs à emboitement.

Si la taille standard d’un bloc est de 62,5 cm par 25 et 20 cm, plusieurs tailles sont disponibles, avec des épaisseurs allant de 6,5 à 50 cm. Comme les blocs bétons, il est conseillé d’opter pour des blocs de béton cellulaire dotés des normes NF et CE.

Si la pose d’un mur en béton cellulaire présente une certaine complexité en raison du matériel qu’elle nécessite, les différentes étapes peuvent être réalisées sans grande difficulté une fois la première rangée réussie, étant déterminante.

La pose du premier rang doit en effet être réalisée sur une surface parfaitement plane, avec utilisation d’un niveau laser, puis suivie par la pose des blocs d’angle, en utilisant un joint vertical à encoller.

Pour chaque rangée il faudra alors encoller les blocs avec le peigne à colle, en vérifiant constamment le niveau.

La mise en œuvre, une fois la technique bien comprise et les équipements nécessaires utilisés, pourra permettre un gain de temps satisfaisant, notamment par rapport à un bloc béton.

Récapitulatif

AvantagesInconvénients
Très bonne isolationCoût supérieur au bloc béton
Léger mais robusteMise en œuvre complexe
100% recyclableRisque de limitation des réseaux type Wi-Fi

La brique

L’utilisation de la brique, ou de la terre-cuite, pour la construction de murs extérieurs, est largement répandue dans certaines régions françaises, que ce soit dans le nord ou dans l’ouest de la France.

Pouvant être pleines ou creuses, les briques sont 100% naturelles, réalisées à partir d’argile, et utilisées depuis des centaines d’année. Il faut distinguer plusieurs types de briques comme matériau de construction.

Brique pleine ou brique rouge

Utilisée dans de nombreuses régions françaises, la brique pleine, aussi appelée brique rouge est en terre cuite au four à 1200 °C, conçue à base d’argile rouge et verte, mélangée avec du sable.

Notamment destinée à la construction de murs, la brique pleine a été supplantée par la brique creuse, plus légère.

La brique creuse classique

La brique creuse classique est pratique pour de nombreux usages, notamment ceux des murs, et elle est généralement conçue en terre cuite.

D’une épaisseur de 20 cm, elle présente une meilleure isolation que la brique pleine, mais demande une isolation intérieure dans sa forme classique.

Brique perforée

La brique perforée est une variante de la brique creuse qui comme son nom l’indique est dotée de perforations parallèles au plan de pose, qui ne dépassent toutefois pas 40% de la section totale. Elle offre également une meilleure isolation que la brique pleine.

Brique alvéolaire ou Monomur

Enfin, la brique alvéolaire est une autre variante de la brique creuse, présentant de bonnes performances, ce qui lui permet de se passer d’isolation en intérieur.

Également appelée Monomur, c’est un matériau à grandes alvéoles qui connait un succès grandissant ces dernières années.

Avantages des différents types de briques

L’un des avantages de la brique est tout d’abord son prix assez abordable de façon générale, surtout pour les briques pleines ou creuses classiques, dans le même ordre que le bloc béton.

Ensuite, et cet atout vaut pour tous les types de briques, c’est un matériau écologique, fait à base de produits naturels, et donc 100% recyclable. Elle s’inscrit ainsi dans les démarches actuelles de développement durable pour la construction des murs.

Enfin, un avantage reconnu de la brique est son côté naturellement respirant, du fait de sa conception en argile, qui offre une bonne hygrométrie intérieure, et qui permet une excellente régulation de l’humidité.

C’est la brique alvéolaire qui présente les meilleures performances en la matière, avec une très bonne inertie thermique, adaptée aux régions tempérées. Plus les blocs sont épais et plus ces performances sont bonnes.

Inconvénients de la brique pour la construction

Selon le type de brique utilisé, les inconvénients ne seront pas les mêmes. Pour les briques monomur ou alvéolaires, les plus performantes, le coût est élevé même s’il comprend l’isolation.

Pour les briques de type creuses, il est nécessaire de les compléter par un isolant, et il faut également noter une isolation acoustique assez mauvaise. Les briques pleines, de moins en moins utilisées, présentent le défaut d’être assez lourdes, poreuses, et dotées d’une isolation moyenne.

Pour toutes les briques hormis la brique alvéolaire, plus onéreuse, il sera ainsi indispensable de poser un isolant extérieur ou intérieur.

Mise en œuvre de la construction de murs en briques

De façon générale, la brique présente l’avantage d’une pose assez pratique pour la construction de mur. L’arrivée de la brique dite alvéolaire permet une mise en œuvre rapide et performante à la fois.

En effet, sa pose nécessite peu de joints, ce qui limite les ponts thermiques et rend la construction homogène.

Il est estimé qu’en raison de ces caractéristiques, et la facilité de mise en œuvre, la construction d’un mur en briques monomur permet d’économiser jusqu’à 30% du coût de la main d’œuvre.

Les autres types de briques, notamment la brique creuse classique, nécessite à l’inverse un certain nombre de compétences lors de la pose et de la mise en œuvre. L’appareillage et la manière d’agencer les briques dépendra alors du type de matériau choisi.

Aussi, il faut savoir que les conditions météorologiques ont leur importance lors de la construction. Il est en effet conseillé de travailler par temps doux, et non pluvieux, pour une composition idéale de la brique.

Récapitulatif

 AvantagesInconvénients
Brique pleinePrix abordable
100% recyclable
Faible isolation thermique et phonique
Lourde et peu maniable
Brique creuse/perforéePrix abordable
100% recyclable
Isolation thermique moyenne
Faible isolation phonique
Brique alvéolaire (monomur)Excellente isolation
100% recyclable
Coût plus élevé
Mise en œuvre complexe

Le bois

Le bois fait partie des matériaux connaissant un regain d’intérêt depuis plusieurs années, notamment en raison de son côté écologique. Différentes essences de bois peuvent être utilisées pour la construction de murs, comme l’épicéa, le mélèze ou encore le pin Douglas.

De même, plusieurs options existent dans le type de construction utilisant le bois, comme la MOB, Maison à ossature bois, la maison en bois massif empilé ou encore utilisant des panneaux lamellés collés.

Les avantages du bois de construction

Plusieurs avantages expliquent cet engouement récent pour le bois, comme matériau de construction destiné aux murs extérieurs des maisons, mais aussi à l’ossature ou au plancher.

Premièrement, le bois séduit avant tout par son côté écologique, étant parfaitement adapté aux contraintes HQE. Matériau renouvelable, il consomme peu d’énergie pour sa transformation, et il présente l’avantage important d’emmagasiner le CO2 durant sa croissance, et de le conserver ensuite une fois coupé.

Ensuite, le bois comme matériau de construction présente une bonne solidité et une pérennité notable. En effet, le bois est presque aussi résistant que le béton, notamment au niveau de la flexion et de la compression axiale.

De plus, sa robustesse se traduit aussi par une grande longévité, avec des constructions pouvant durer plusieurs siècles. Enfin, cette solidité se matérialise par une bonne résistance au feu, comportant ses capacités de portance même en cas d’incendie.

Un autre avantage est la légèreté du bois, qui implique un transport, une manipulation ainsi qu’une mise en œuvre assez aisée par rapport à d’autres matériaux. Cette caractéristique offre un gain de temps notable lors de la construction de murs extérieurs notamment.

Enfin, selon le type de bois utilisé, les performances en matière d’isolation sont satisfaisantes, assurant notamment une bonne régulation hygrométrique.

Inconvénients du bois

Si l’isolation thermique peut être assez bonne selon le type de construction en bois, une isolation complémentaire peut être nécessaire, notamment pour les MOB (maisons à ossature bois).

De plus, l’isolation acoustique n’est pas optimale avec le bois, ce qui implique également l’installation d’un isolant complémentaire.

Un autre inconvénient du bois concerne sa conservation et son entretien. Malgré une grande solidité, ce matériau est sensible aux rayonnements UV, ce qui peut modifier son aspect au fur et à mesure du temps, mais également à l’humidité, ce qui nécessite un traitement adapté pour bien maintenir sa pérennité.

Enfin, l’une des limites du bois peut être son coût, dont les variations sont assez fortes selon le type de matériau et de construction choisi.

Mise en œuvre

Le bois présente un aspect très polyvalent, qui en fait un matériau utilisable aussi bien pour le second œuvre, comme le bardage ou les planchers, que pour des structures complexes comme les voûtes, et bien sûr pour le gros œuvre, ce qui comprend les murs extérieurs et la charpente.

En termes de construction, le bois peut se présenter sous forme de bois brut ou raboté, de panneaux massifs lamellés collés ou de poutres en bois avec isolant pour les MOB.

Selon la technique choisie, le bois présente des avantages dans la mise en œuvre, avec un gain de temps considérable, notamment grâce à l’assemblage de panneaux de bois garnis d’isolant.

La MOB offre également une mise en œuvre pratique, avec l’assemblage d’éléments préfabriqués en usine, faisant un gagner un temps précieux en comparaison à une maison maçonnée.

Enfin, le choix du bois comme matériau de construction de murs extérieur permet à n’importe qui de se lancer, notamment en autoconstruction, car les techniques sont simples et la mécanisation limitée. C’est aussi un matériau modulable, et dont l’approvisionnement est facile.

Récapitulatif

AvantagesInconvénients
Renouvelable et écologiqueIsolation complémentaire parfois nécessaire
Solidité, résistance au feu et pérennitéBesoin d’entretien (UV, humidité)
Mise en œuvre aiséeCoût parfois élevé selon le type de bois
Bonne isolation selon le type de bois

Les alternatives : pierre, acier ou matériaux écologiques

En dehors de ces matériaux de construction qui sont les plus utilisés pour les murs extérieurs, il en existe d’autres, avec des avantages et des inconvénients, comme la pierre, l’acier et les matériaux écologiques.

La pierre fait en effet partie des matériaux utiles pour construire un mur extérieur et une maison, et même si elle est aujourd’hui moins utilisée, elle conserve une bonne image, notamment en termes d’esthétique et de pérennité.

L’acier, qui sert à réaliser des ossatures métalliques, est un matériau utilisé de façon plus récente, notamment pour la construction de maisons contemporaines, dont la mise en œuvre est assez facile.

Enfin, il ne faut pas oublier les matériaux écologiques, dits biosourcés, comme le chanvre, le lin, la terre ou la pierre ponce. Plus confidentielle, leur utilisation permet de réduire la consommation énergétique des habitations.

Quels avantages ?

La pierre

Chacun de ces matériaux possède plusieurs avantages. En premier lieu, la pierre offre surtout des avantages en termes de durabilité, avec des murs pouvant résister de nombreuses années, ainsi qu’une solidité à toute épreuve. Il s’agit peut-être du matériau le plus robuste.

Ensuite, sa résistance thermique est excellente, permettant de conserver la fraicheur l’été, et au contraire la chaleur l’hiver, offrant ainsi de belles économies énergétiques.

De plus, son aspect esthétique est un véritable point fort, donnant l’image d’une construction de qualité, et d’un matériau noble.

Enfin la pierre est un matériau tout à fait écologique, dans le sens où aucune transformation chimique n’est nécessaire pour sa création.

L’acier

Les avantages de l’acier vont notamment être sa solidité importante, et notamment face aux éventuels risques sismiques, mais aussi sa souplesse, permettent une grande polyvalence en matière de construction.

En effet l’ossature métallique, faite d’acier galvanisée, peut facilement s’adapter à tout type de style architectural, ce qui explique que ce matériau est bien souvent utilisé pour des maisons design d’architecte.

Enfin, l’acier séduit par sa facilité de mise en œuvre, car l’ossature est généralement préfabriquée et assemblée en usine. Il en résulte des chantiers à la fois propres et courts en durée, car les murs se montent facilement par la fixation de panneaux.

Les écomatériaux

Logiquement, l’une des principales forces de ce matériau réside dont son impact écologique et énergétique. En effet, qu’il s’agisse du chanvre, de la paille ou de la terre, les matériaux écologiques garantissent une réduction de la consommation grâce à d’excellentes performances d’isolation.

Des économies notables seront ainsi possibles sur les factures énergétiques, et il sera aussi possible de bénéficier facilement de dispositifs d’aides ou de réductions d’impôt en choisissant les écomatériaux.

Un autre atout de ces matériaux est qu’ils sont adaptés à des projets d’autoconstruction, car assez légers et maniables, et faciles à mettre en œuvre.

Les inconvénients

La pierre

Deux principaux inconvénients expliquent l’utilisation plus rare aujourd’hui de la pierre comme matériau pour la construction de murs extérieurs.

Premièrement, le prix de la pierre est assez élevé, en comparaison avec d’autres matériaux. Le coût va évidemment dépendre du type de pierre choisi, mais de façon générale, c’est un matériau noble et robuste, gage de constructions haut de gamme.

Ensuite, une autre limite de la pierre est sa complexité de mise en œuvre. Selon le type de pierre, l’assemblage du matériau et la construction de murs peut nécessiter à la fois la maîtrise de certains outils, mais également un savoir-faire précis.

L’acier

Malgré ses avantages en termes de souplesse et d’adaptabilité, l’acier, via les ossatures en métal, présente des contraintes importantes en matière d’isolation. En effet, son isolation thermique est faible, et nécessite obligatoirement un isolant en complément, tout comme son isolation phonique.

L’isolation intérieure et extérieure sera donc nécessaire, notamment afin de limiter les ponts thermiques.

De plus, malgré sa rigidité, l’acier résiste mal au feu, car il devient souple et présente le risque de se plier face à la chaleur.

Les écomatériaux

Les inconvénients des écomatériaux vont dépendre du type de matériau concerné. Pour le chanvre, sa principale limite va être qu’il n’a pas la capacité de supporter des charges importantes. Il est donc souvent lié à une ossature en bois.

La paille par exemple, va être de son côté sensible à l’humidité, ce qui nécessite une grande précaution lors de sa mise en œuvre pour la protéger de l’eau, ou encore d’excès de vapeur.

De façon générale, ces matériaux étant encore assez récents et en plein développement, ils ne respectent pas encore toutes les normes en vigueur, et sont pour le moment encore plutôt utilisés pour des autoconstructions.

Récapitulatif

 AvantagesInconvénients
La pierreRobuste et durable
Excellente résistance thermique
Matériau écologique
Coût assez élevé
Mise en œuvre complexe
L’acierSolidité
Mise en œuvre facile
Souplesse d’utilisation
Mauvaise isolation
Faible résistance face au feu
Les écomatériauxExcellentes performances énergétiques
Légers et maniables
Manque de robustesse
Sensible à l’humidité
Manque de normes

Ainsi, le choix du bon matériau pour la construction des murs extérieurs d’une maison va dépendre de plusieurs critères. Chacun présentant des avantages et des inconvénients, ce sont les contraintes propres du constructeur et ses envies qui vont l’amener à choisir tel ou tel matériau.

Parmi ces critères figurent le coût du matériau, l’esthétique générale du mur et de l’habitation, mais également la facilité de mise en œuvre et la localisation du chantier, en fonction de l’approvisionnement des matériaux choisis.