AIDE MEMOIRE
LE SUIVI DE CHANTIER DE GROS OEUVRE (jusqu'à la mise hors d'eau).
LE SUIVI DE CHANTIER DE SECOND OEUVRE (en préparation)
Toutes les démarches ont enfin été effectuées, et la construction peut commencer. Quelque soit votre choix (architecte, constructeur, auto construction), vous serez intéressé par le suivi de votre chantier.
Par ouverture du chantier, on entend les premiers préparatifs du chantier. Débroussaillement, abattage ou piquetage d'implantation peuvent faire considérer le chantier ouvert. La pose d'une simple clôture autour du terrain indique le démarrage des premiers travaux.
Avant le début des travaux proprement dits, certaines démarches et certains préparatifs doivent avoir été effectués.
L'accès au terrain est réalisé. Sinon le terrassier est prévenu pour une intervention supplémentaire et un devis est approuvé. De même si le terrain doit être préparé par exemple s'il comporte
Les artisans concernés sont prévenus mais seuls sont convoqués le maçon et le terrassier et encore pas forcément ensembles. La date de l'implantation est décidée en tenant compte de l'enchaînement des travaux (disponibilité artisans, matériel, météo, jours ouvrables etc. ...) Le marché est passé au moins avec le maçon et les cubes (quantités) de terrassement sont communiqués à l'entrepreneur.
L'accès est créé et le terrain est préparé selon les prescriptions vues lors de l'implantation. Les précautions sont prises par rapport à des ouvrages existants. Les tolérances sont indiquées au terrassier avec les niveaux selon des obligations réglementaires, la nature du sol ou le projet (en particulier lors de plusieurs plates-formes).
Le chantier est maintenant vraiment démarré et l'on peut prévoir des dates d'approvisionnement pour certains matériaux à commander à l'avance tel que plancher chauffant, linteaux bois, ou coffres de volets roulants.
La liste définitives des intervenants est arrêtée par le maître d'ouvrage ainsi que les travaux restant à sa charge.
Les descentes d'eau pluviales sont positionnées et les options de charpente sont prises. Ces 2 marchés sont signés et envoyés. Le plan d'arasée est commandé au charpentier avec le délai d'étude et d'intervention.
Selon le cas l'électricien, le géothermicien ou le plombier est rencontré rapidement pour le chauffage au sol. Ces marchés sont signés et envoyés. Le maître d'ouvrage doit rencontrer le carreleur et le fournisseur de menuiseries.
Si possible la terre végétale décapée est stockée à part. Le maçon se tient prêt à tracer les fouilles en rigoles après la réalisation des plates-formes (au moins le hors gel et les socles si les semelles sont coffrées). La plate-forme peut présenter 5 à 10 cm de faux-niveau pour des semelles coffrées mais au contraire des blocs importants seront laissés en place pour ne pas déstabiliser l'ensemble. Le terrassier indique les particularités rencontrées (mou - remblai - eau - bloc etc...) et met en place des repères correspondants sans reboucher.
Si nécessaire la plate-forme est drainée soit par tranchée amont soit en lui donnant de la pente. Le maçon nettoie les rigoles derrière le passage du godet. Les déblais des rigoles ne sont pas mis en dépôt à l'emplacement des dallages. Eventuellement les rigoles sont drainées par un exutoire. Au besoin une plate-forme est créé pour le stockage des matériaux ou de la grue. Le trou à détritus est creusé. Les trous isolés pour les socles ne sont pas oubliés. Les voiries des abords sont laissées propres et les dégâts éventuels sont signalés.
Les murs sont tracés au bleu pour vérifier les côtes d'implantation impératives (4m mitoyen etc...) ainsi que la position des refends.
La longueur de ceux ci est vérifié avec le plan du rez pour détecter une éventuelle erreur de côte. Idem pour les socles de piliers. Si le tracé tangente ou dépasse la semelle un complément est coulé solidarisé à la semelle existante.
Une fois le tracé réalisé on peut vérifier l'équerrage en mesurant les diagonales.
La position des écoulements est définitivement arrêtée ainsi que celle de l'arrivée d'air frais de la cheminée. On confirme la dimension et l'emplacement des trous d'homme dans les refends d'un vide sanitaire.
Si certaines ont été oubliées, les barres verticales sont enfoncées scellées à la résine dans des trous pratiqués à la perceuse pour chaque angle ou tout le long pour un soubassement béton banché.
Le premier rang est posé sur la semelle au mortier hydrofuge pour constituer l'arase étanche. Les joints des agglos sont tous convenablement remplis y compris les agglos pour angles utilisés en long. Le parement extérieur est rejointoyé.
Si des barres verticales d'angles mal positionnées doivent être coupées elles sont remplacées mais pénètrent la semelle.
Dallage: La hauteur finie du soubassement doit permettre une épaisseur d'au moins 20 cm d'empierrement sinon les niveaux sont corrigés.
Vide sanitaire: L'arase de dalle est réalisée parfaitement de niveau et tant qu'à faire au mortier hydrofuge y compris les murs de refend.
Le niveau fini est contrôlé par rapport au niveau de référence.
L'arase étanche est réalisée soit par un feutre bitumineux soit par un lit de mortier hydrofuge. Les banches sont posées d'aplomb et soigneusement calées. Les réservations sont mises en place précisément pour les entrées et sorties de tous les réseaux (écoulement EU E.V. - fourreaux EDF PTT - Gaz - télédistribution - interphone portail - alimentations diverses vers l'extérieur - amenée d'air sous cheminée). Si des barres verticales d'angles mal positionnées doivent être coupées elles sont remplacées mais pénètrent la semelle.
Dallage: La hauteur finie du soubassement doit permettre une épaisseur d'au moins 20 cm (?) d'empierrement sinon les niveaux sont corrigés.
Vide sanitaire: L'arase de dalle est réalisée parfaitement de niveau et tant qu'à faire au mortier hydrofuge y compris les murs de refend.
Le niveau fini est contrôlé par rapport au niveau de référence.
L'isolant vertical est placé sur toute la périphérie de la zone chauffée dans la hauteur du soubassement. Au besoin le plan est vérifié.
La plate-forme est nettoyée de tous matériaux compressibles (papiers carton bois plastique etc. ...) ainsi que des parties de terre devenues meubles. Le matériaux de blocage offre une granulométrie permettant un bon compactage. Il est réparti de façon homogène.
Les canalisations d'évacuation (E.U.) sont posées après le blocage sans être scellées en traversée de refend. Les angles à 90° sont formés de 2 coudes à 45°. Les coudes à 90° sont formellement proscrits (sauf ventilations). Les collages sont soignés et les pentes d'écoulement d'au moins 2 cm / m. Les attentes verticales en doublage sont encastrés dans l'isolant pour être au plus prêts du mur mais permettre l'emboîtement du tube. Les sorties verticales sont soigneusement bouchonnées. Les sorties extérieures sont suffisamment longues protégées et faciles à raccorder.
Le matériaux d'isolation d'épaisseur 120 mm est incompressible et prévu en utilisation sol (voir étiquetage). Le polyane est posé pour être directement sous le béton avec des recouvrements suffisants et les trous sont bouchés. Il remonte verticalement sur les parties sans isolant.
Le plancher chauffant est disposé sur le treillis à 35 cm des murs et hors des équipement (cheminée baignoire etc...). Si la position des équipements change, une réserve pourra figurer sur le PV de réception. Le câblage de la résille électrique est suffisamment fixé au treillis soudé pour ne pas remonter par endroit. Dito pour les tubes hydrauliques qui sont mis en pression et protégés à l'antigel l'hiver. L'adjuvant est laissé sur le chantier bien en évidence. Le treillis soudé d'au moins 1.1 kg / m2 peut être de diamètre 3 mm en maille de 10 cm ou 3.5 mm en maille de 15 cm. Les recouvrements sont suffisants et les mailles viennent jusqu'aux bords extérieurs. Le treillis ne passe pas sur les têtes de refend et il est déroulé bien à plat pour ne pas faire de "vagues". Il est posé sur cales permettant un bon enrobage du dessous du treillis. En cas de doute pour le remonter au coulage il est demandé un second treillis par dessus le support de chauffage.
Le coulage est réalisé au béton dosé à 300 ou 350 kg / m3 le plus tôt possible après la pose du chauffage (à cause du vol possible). L'épaisseur du béton est comprise entre 10 et 12 cm. Le béton est reflué pour être lissé si les annexes sont laissées brutes et les seuils des portes de garage peuvent être coulés et bouchardés en même temps.
Les murs sont tracés au bleu pour vérifier les côtes d'implantation impératives (4m mitoyen etc...) ainsi que la position des refends. La longueur de ceux-ci est vérifié avec le plan du rez pour détecter une éventuelle erreur de côte. Idem pour les socles de piliers. Si le tracé tangente ou dépasse la semelle un complément est coulé solidarisé à la semelle existante. Une fois le tracé réalisé on peut vérifier l'équerrage en mesurant les diagonales. On s'assure que le maçon a distingué les cloisons qui ne sont pas à sa charge ainsi que les parties béton et agglos. La position des écoulements est définitivement arrêtée ainsi que celle de l'ensemble des réseaux. On confirme éventuellement l'emplacement et la dimension de l'accès au vide sanitaire. Si certaines ont été oubliées les barres verticales sont enfoncées dans des trous pratiqués à la perceuse pour chaque angle ou tout le long pour les parties en béton banché. Dito si certaines sont mal positionnées et doivent être coupées.
Le premier rang est posé sur la semelle au mortier hydrofuge pour constituer l'arase étanche. Si le pied de mur est protégé (par du sable par exemple) le nettoyage de la semelle pour passer le noir sera facilité. Les joints des agglos sont tous convenablement remplis y compris les agglos pour angles utilisés en long. Le parement extérieur est rejointoyé. On ne voit aucun jour et tous les trous sont rebouchés. Toute partie de mur de moins de 0.75m est coulée en béton ou rallongée. Les dimensions et les emplacements des ouvertures sont conformes au plan. Le cas échéant l'accès au vide sanitaire n'est pas oublié. Les passages dans les refends sont au moins de 2.10 x 0.85 m en l'absence de côtes sur le plan (pour équiper de portes plus tard). Sauf mention sur le plan les menuiseries sont posées en applique et ne nécessitent pas de feuillures en linteau. Dès la hauteur atteinte le niveau 1m sol fini est tracé au bleu. L'arase de dalle est réalisée parfaitement de niveau et tant qu'à faire au mortier hydrofuge y compris les murs de refend. Les aciers d'angles permettent le raccordement au chaînage Les angles sont parfaitement d'aplomb et rectilignes. Les façades longues offrent un écart au cordeau horizontal inférieur à 1 cm. Les parties en béton et principalement les linteaux sont ragréées ou brochées en cas de désafleurement. Le cas échéant les linteaux bois ne sont pas oubliés. Des feuillures peuvent être nécessaires à certaines ouvertures. Le niveau du terrain fini est tracé au bleu 5 à 10 cm plus bas pour la réalisation de l'étanchéité.
L'arase étanche est réalisée soit par un feutre bitumineux soit par un lit de mortier hydrofuge. Les banches sont posées d'aplomb et soigneusement calées. Les nappes de treillis et les aciers d'angles sont maintenus pour un bon enrobage Les réservations sont mises en place précisément pour les entrées et sorties de tous les réseaux (écoulement EU E.V. - fourreaux EDF PTT - Gaz - télédistribution - interphone portail - alimentations diverses vers l'extérieur - amenée d'air sous cheminée). Les traponnages d'ouvertures sont soigneusement réalisés. Dès la hauteur atteinte le niveau 1m sol fini est tracé au bleu. La hauteur finie du soubassement doit permettre une épaisseur d'au moins 20 cm (?) d'empierrement sinon les niveaux sont corrigés. L'arase de dalle est réalisée parfaitement de niveau y compris les murs de refend. Le niveau fini est contrôlé par rapport au niveau de référence. La hauteur de l'étanchéité est définie et tracé au bleu 5 à 10 cm plus bas.
Les retombées de poutres laissent le même passage que les linteaux de portes de garage. Les poutrelles sont réparties sur les arases avec une surface portante suffisante (??cm). La pose est conforme au plan du fournisseur. En général les poutrelles sont doublées en rives de trémie et renforcées sous la cheminée (d'où réserve si celle-ci est déplacée après coup). La répartition des poutrelles permet les localisations prévues pour les réseaux et les ventilations sous dalle. Ces dernières ne sont pas oubliées et ne tombent pas sur les portes fenêtres ou derrière les volets. Elles sont en nombre suffisant et judicieusement réparties. La position et la dimension de la trémie est conforme au plan. On tient compte des cloisons devant passer devant les chants de dalle. Les aciers sont laissés en attente pour l'escalier béton. L'accès au vide sanitaire est ménagé à l'emplacement prévu. La hauteur du cadre tient compte de la garde au sol s'il y a lieu. Le calage des poutrelles est réalisé selon les directives du fabricant en prenant soin des hourdis polystyrène.
Le coffrage des chaînages est éventuellement réalisé en planelles. Le ferraillage est posé y compris les chapeaux. Les fourreaux électriques n'encombrent pas les chaînages ou les hauts de poutrelles. La résille est posée au moins à 35 cm des murs et des équipements (douche baignoire cheminée). Si ces équipements sont déplacés une réserve pourrait être portée au P.V. de réception. Le câblage de la résille électrique est suffisamment fixé au treillis soudé pour ne pas remonter par endroit. Celui-ci est déroulé bien à plat pour ne pas faire de "vagues". Il est posé sur cales permettant un bon enrobage du dessous du treillis et il est soulevé au coulage.
Le coulage est réalisé à une température acceptable le plus tôt possible après la pose du chauffage (à cause du vol possible). La sur épaisseur de béton (3 cm) n'est pas oubliée en cas de résille. Le béton est reflué pour être lissé si les annexes sont laissées brutes et les seuils des portes de garage peuvent être coulés et bouchardés en même temps.
Si le pied de mur est protégé (par du sable par exemple) le nettoyage de la semelle pour passer le "noir" sera facilité. De même la dalle lissée peut être protégée pour faciliter le nettoyage. Toute partie de mur de moins de 0.75m est coulée en béton ou rallongée. Les dimensions et les emplacements des ouvertures sont conformes au plan. Les passages dans les refends sont au moins de 2.10 x 0.85 m pour les portes de 0.73m. Certains plans peuvent prévoir des portes de 0.83m. Les dimensions des portes spéciales et des baies libres sont précisées. Sauf mention sur le plan les menuiseries sont posées sur fourrures et ne nécessitent pas de feuillures en linteau. Les baies coulissantes nécessitent une réservation intérieure de 4 cm en linteau pour le volet roulant sauf pose sous coffre. Dans ce cas le coffre est posé 3,5 cm plus haut que la cote linteau. Dès la hauteur atteinte le niveau 1m sol fini est tracé au bleu. L'arase de dalle est réalisée parfaitement au niveau y compris les murs de refend. Les aciers d'angles continus permettent le raccordement au chaînage. Les angles sont parfaitement d'aplomb et rectilignes. Les façades longues offrent un écart au cordeau horizontal inférieur à 1 cm. Les parties en béton et principalement les linteaux sont ragréées ou brochées en cas de désafleurement. Les plans d'arases de charpente sont communiqués au maçon et commentés. Le cas échéant les linteaux bois / coffres tunnels ne sont pas oubliés.
Les retombées de poutres sont précisées et le maître d'ouvrage en est avisé. Les poutrelles sont réparties sur les arases avec une surface portante suffisante (??cm). La pose est conforme au plan du fournisseur. En général les poutrelles sont doublées en rives de trémie. La répartition des poutrelles permet les localisations prévues pour les réseaux et gaines de fumée. Ces dernières ne sont pas oubliées et respectent les dispositions du plan (en débord de 5 cm sous dalle). La position et la dimension de la trémie est conforme au plan. On tient compte des cloisons devant passer devant les chants de dalle. Les aciers sont laissés en attente pour l'escalier béton. Le calage de poutrelles est réalisé selon les directives du fournisseur. Le balcon béton est coffré avec sa goutte d'eau ferraillé et étayé. La largeur du balcon permet la rotation des volets par rapport au garde-corps sinon elle est modifiée.
Le coffrage des chaînages est éventuellement réalisé en planelles. Le ferraillage est posé y compris les chapeaux. Des fourreaux électriques peuvent être passés en compression en cas de chauffage au sol. Ils n'encombrent pas les chaînages. Le treillis est posé bien à plat pour ne pas faire de "vagues". Il est posé sur cales permettant un bon enrobage du dessous du treillis et il est soulevé au coulage. Le coulage est réalisé à une température acceptable. Le béton est reflué pour être lissé et bouchardé en chape de balcon si le temps le permet pour une parfaite adhérence au balcon. Les chaînages et parties béton sont ragréés ou brochés en cas de désafleurement important. L'enrobage des aciers est partout assuré.
La date d'intervention du charpentier lui est confirmée pour la commande et la taille de ses bois. Toute partie de mur de moins de 0.75m est coulée en béton ou rallongées. Les dimensions et les emplacements des ouvertures sont conformes au plan. Les passages dans les refends sont au moins de 2.10 x 0.85 m pour les portes de 0.73m. Certains plans peuvent prévoir des portes de 0.83m. Les dimensions des portes spéciales et des baies libres sont précisées. Sauf mention sur le plan les menuiseries sont posées sur fourrures et ne nécessitent pas de feuillures en linteau. Les baies coulissantes nécessitent une réservation intérieure de 4 cm dans le linteau pour le volet roulant sauf pose sous coffre. Dans ce cas le coffre est posé 3.5 cm plus haut que la côte linteau. Dès la hauteur atteinte le niveau 1m sol fini est tracé au bleu. Les arases sont réalisées selon le plan du charpentier ou ses indications qui respectent les hauteurs de pièces à 1.80m. Les aciers d'angles continus permettent le raccordement au chaînage. Les angles sont parfaitement d'aplomb et rectilignes. Les façades longues offrent un écart au cordeau horizontal inférieur à 1 cm. Les arases de sablières en béton armé sont parfaitement horizontales. Les parties en béton et principalement les linteaux sont ragréées ou brochées en cas de désafleurement. Le cas échéant les linteaux bois ne sont pas oubliés. Les rampants sont parallèles et les pentes identiques. Si les arases rampantes sont faites les aciers sont laissés de longueur suffisante pour le scellement des pannes. Les positions des faîtages sont cohérents et les ouvertures qui doivent l'être sont parfaitement axées sur eux. Les volets battants de toutes les baies disposent de l'emplacement suffisant pour se rabattre. Les descentes d'eau pluviales prévues ne gênent pas ce débattement. Les parties de toiture devant arriver sous des fenêtres disposent de la hauteur nécessaire (35 cm chevron / rejingot).
Le charpentier est renseigné sur l'accessibilité du chantier la disponibilité du courant et éventuellement d'une grue. Il peut lui être demandé de présenter un échantillon de tuile en Mairie (selon réglementation ou permis de construire).
Dès que possible le charpentier indique les dates probables pour le scellement de charpente et la pose des chêneaux. Le maçon et le zingueur en sont avertis et les interventions organisées en tenant compte des possibilités de chacun et des conditions de temps voire de congés (la pose des chêneaux peut attendre par exemple). Les sablières sont posées en débord extérieur de 1.5 cm pour affleurer l'enduit de façade. Le calage est peu important en hauteur. La fixation est faite La section des pannes est évaluée par rapport aux portées et éventuellement des contrefiches sont rajoutées. Les poteaux intérieurs sont fixés par équerres (attention aux résilles). Les poteaux extérieurs sont sur ferrures hors d'eau. Tous les bois à sceller sont en place avant le dérangement du maçon compris les poteaux extérieurs qui sont plombés et calés solidement.
Les chaînages rampants sont coulés en béton armé de 2 barres de 10 mm filantes par dessus les pannes et raccordées aux chaînages d'angles. Toutes les parties de maçonnerie sont finies par une saillie de boiserie suffisante pour recevoir l'enduit de façade. Des lambourdes sont rapportées si nécessaire. Les jours sous sablières sont soigneusement garnis ainsi que les trous de serre-joint et les sorties de pannes. Si les sablières ne sont pas tire-fonnées quelques chevrons sont fixés au dératellement par des fers ou des feuillards. Les socles de poteaux bois sont coulés en tenant compte des descentes d'eau pluviale et du dessin prévu sur le plan.
La section des chevrons est en rapport avec l'entre-axe des pannes. Les panne-chevrons devant être isolés dans leur épaisseur seront posés avec un vide compris entre 57 et 59 cm et hauteur minimum 24 cm. La coupe en passée de toit est décidée avec le maître d'ouvrage. Les espaces entre chevrons sont réguliers notamment en passée de toit surtout pour les toitures proches du sol. En cas de caniveau sur un biais le chevron est proscrit à l'axe. Le choix d'habillage de la passée est vérifié (volige ou lambris sur ou sous chevrons). On s'assure que le client est bien informé. Les encluseaux sont posés avec un jour haut de 15 mm pour la ventilation en cas de voliges ou lambris sur chevrons. Les encluseaux sur muraillères ne sont pas oubliés sous les auvents. La largeur des débords de toit est conforme au plan et à la réglementation. Les bandeaux sont alignés et ne risquent pas de fendre exagérément. Les caniveaux sont préparés avec un relevé de bandeau suffisant.
La section du conduit de fumée correspond au plan et ne mesure pas plus de 0.20m intérieur pour une charpente industrialisée. Dans la plupart des cas le conduit est en attente au plafond soit pris entre deux poutrelles de la dalle haute soit sur une chaise métallique scellée à un mur extérieur ou de refend. Contre un mur extérieur le conduit est décalé de l'épaisseur de l'isolant. En l'absence de support maçonnerie la gaine repose sur le sol et n'est pas supportée par la charpente. L'épaisseur des planchers n'est traversée que par un seul boisseau (pas de raccord dans l'épaisseur). La position du conduit permet de respecter les impératifs de l'étage. L'écart de feu est strictement respecté à 16 cm des gros bois et 7 cm des menuiseries. Le conduit peut être dévoyé selon un angle inférieur à 20° avec deux coudes seulement. Le sens d'emboîtement peut être indiqué sur les boisseaux sinon ceux-ci ne doivent pas laisser sortir la condensation s'écoulant à l'intérieur. Les boisseaux sont montés au mortier de ciment et non au plâtre.
Le plus souvent il n'est pas prévu de doubler la souche hors de la toiture puisque les boisseaux sont à double parois et qu'ils risquent d'être tubés dans certains cas. L'enduit hydrofuge au ciment blanc est appliqué directement sur la gaine après dégrossissage ou éventuellement fini frotté fin. La sortie de fumée est à 40 cm au moins plus haute que le faîtage ou éloigné de 8m. Il sera déconseillé de poser l'antenne T.V. sur la souche à plus forte raison si la gaine est très haute. De même si des poussées de neiges sont possibles un dispositif sera prévu. La dallette n'est pas poreuse et son débordement comporte une goutte d'eau. Les passages en trémie de charpente sont garnies de béton mais les coffrages ne seront pas oubliés sur place (c.f. 1er feu et réception).
Les chêneaux peuvent être de 0.25 ou 0.33m de développement ou en tout ou partie encastrés. La pente donnée est suffisante. Les extrémités permettent la récupération du fil d'eau de la dernière tuile et jouxtent le rabat de celle-ci. Les soudures et les fonds ne sont pas oubliés. Les main-courantes des chêneaux encastrés sont posées partout. Les équerres sont soudées. L'emplacement des naissances est conforme au plan prévu. Les couloirs ou les noues sont préparés. Les closoirs de raccords de faîtage ne sont pas oubliés. Pour des volumes décrochés les gouttières ne gênent ni les ouvertures, ni les volets. Sauf indication contraire il n'est pas posé de chêneau sur les auvents
La présence et la nature de la sous-toiture est confirmée (polyane, feutre). Elle est posée avec un contre-litelage. Un vide de ventilation peut être laissé au faîtage. Les recouvrements sont suffisants et les trous sont bouchés. La couleur et la nature de la couverture sont confirmés conformément à la réglementation ou l'environnement. Le client en est informé. Les contre-fiches ou si nécessaire les solivages sont posés avant la mise en charge du toit par la couverture. Les tuiles sont alignées notamment les rives dont les rabats serrent le bandeau au plus près. Les palettes sont mélangées pour éviter les taches de couleur. Les rives terre cuite sont clouées. Faîtages ou arêtiers sont étanches. Les coupes sont satisfaisantes. Le nombre de chatières est suffisant. La ou les tuiles à douille (diam. 150 mm) ne sont pas oubliées. Les Velux sont conformes au plan et si possible vus avec le client.
Le balcon est posé et son garde corps respecte les règles : Hauteur > 1m. Vide horizontal < 18 cm. Vide vertical < 11 cm. Pas d'appui < 45 cm du sol. Vide bas < 11 cm. Le bardage est posé conformément au plan. L'abergement de cheminée est réalisé et les tuiles sont correctement disposées autour de la souche et des velux. Les solins sont horizontaux sous les fenêtres notamment.
La section et l'écartement des solives et des lambourdes permet de suspendre le plafond sans déformation et éventuellement l'installation d'un plancher de combles. Le long des murs extérieurs un support est présent à 10 cm au moins des murs. Le solivage est positionné à bonne hauteur selon le choix du plafond. La hauteur des lambourdes en bas de pente correspond au plan selon l'épaisseur du plafond prévu.
Lorsque le chantier est mis hors d'eau l'assurance multirisque du bâtiment est souscrite pour couvrir le risque incendie et éventuellement le vol. La tradition veut qu'un sapin soit fixé en bout de faîtage et que le maître d'ouvrage débouche une bouteille à destination des ouvriers.